Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 01:13

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UNE FEMME EST L'AMOUR

 

Une femme est l'amour, la gloire et l'espérance

Aux enfants qu'elle guide,à l'homme consolé

Elle élève le coeur et calme la souffrance.

Comme un esprit des cieux sur la terre exilée.

 

Courbé par le travail ou par la destinée,

l'homme a sa voix s'éleve et son front s'éclaircit,

Toujours impatient dans sa course bornée,

Un sourire le dompte et son coeur s'adoucit.

 

Dans ce siècle de fer la gloire est incertaine :

Bien longtemps à l'attendre il faut se résigner

Mais qui n'aimerait pas, dans sa grâce sereine,

La beauté qui la donne ou qui la fait gagner ?

 

GERARD DE NERVAL                                                                             

 

 

Par Sylvie - Publié dans : POESIE - Communauté : Tronches de vie
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 01:08

Tous les deux  sont inventeurs de génie. Ils prennent les mêmes mots que ceux dont vous vous servez au quotidien, ou que les autres romanciers utilisent, et ils en font un montage si particulier qu'on en reste charmé,ébahi ou fasciné.

VIAN

Il sait tout faire, Boris Vian! Il est ingénieur, joueur de trompinette,parolier, chanteur,poète,chroniqueur de jazz et surtout  romancier unique en son genre, inimitable, surprenant. Il publie, en 1946 " J'irai cracher sur vos tombes" sous le pseudonyme de Vernon Sullivan- Vian prétend être le traducteur de ce mystérieux américain. Le scandale est immense. Il faut dire que les personnages de l'histoire sont le racisme, la violence, et une sexualité brutale, peu en vogue à cette époque. Davantage exercice de style qu'oeuvre engagée, ce roman, victime d'un malentendu, est suivi de fables fantastiques imprégnées d'une poésie tendre et désenchantée. La farandole des mots éblouit, mais au-dela on entend la bouleversante certitude de l'auteur: la mort ne se fera pas attendre. " Je mourrai avant quarante ans",disait-il. Il meurt à trente neuf ans, pendant la projection du film " j'irai cracher sur vos tombes"...  

QUELQUES UNES DE SES OEUVRES :  Vercoquin et le Plancton- J'irai cracher sur vos tombes - L'écume des jours- L'herbe rouge - L'arrache coeur ..

PEREC

Jamais il n'a existé, jamais il n'existera de plus grand maître des mots, de plus grand magicien  des lettres elles mêmes que que le diabolique George Perec! Mais comment a t-il fait pour écrire tout un roman sans la lettre " E"  pas un e en plus de deux cents pages! et pourtant, l'histoire tient en haleine- " La Disparition - vous savez sans doute ce qu'est un palindrome :  un mot qui peut se lire dans les deux sens sens, par exemple Laval ou bien Erdre, ou Anna ou Esope reste ici et se repose - amusant n'est ce pas!! eh bien Perec en écrit un de trois pages! oui trois pages qui peuvent se lire dans les deux sens ! Ne parlons pas de ses mots croisés, de tous les jeux qu'il pratique avec une vertigineuse virtuosité, en magicien des consonnes et voyelles. Parlons de " Les Choses où est mise en scène la société de consommation , parlons de " Je me souviens" , exercice de mémoire, brillant et attachant,, parlons de " La vie mode d'emploi - roman- son chef d'oeuvre, immeuble sans façade pour mille et une vies!  né le 7 mars 1936  à Paris, George Perec dont le père est mort au front en 1940  et dont la mère a disparu à Auschwitz, a quitté les mots et les choses le 3 mars 1982 , à Ivry.                                            

Par Sylvie - Publié dans : LITTERATURE - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 00:28

POURQUOI LA VIE N'EST- ELLE PAS JUSTE ?

La vie n'est pas juste : c'est une des réalités les plus difficiles à faire admettre. En effet, un des postulats du modèle linéaire occidental est que le monde est juste: si on travaille assez dur et assez longtemps, on réalise ses ambitions.. Peut être est ce notre idéal de liberté,d'égalité et de fraternité  pour tous qui nous a conduits à penser qu'ainsi va le monde . De toute façon, quelle qu'en soit la raison, nous voudrions bien que le monde soit juste: c'est un fait. Nous voudrions pouvoir nous fier à quelque chose de solide, nous cherchons des garanties quant à notre sécurité et ànotre bien etre.. Le fait que ces garanties n'existent pas ne nous empêche pas de les désirer. Beaucoup de nos mécanismes de défense, de nos illusions et de nos dénégations proviennent de ce que nous n'acceptons pas cette réalité s imple : la vie n'est pas juste.

La v ie n'est pas juste parce que la " justice" implique un jugement de valeur, essentiellement subjectif, le verdict du jugement change en fonction de la personne qui évalue la situation et du moment où elle le fait. Ce qui me semble juste aujourd'hui me semblera peut être injuste demain ou dans des circonstances différentes, ou avec d'autres personnes.

L'importance du concept selon lequel la vie n'est pas juste ne réside pas dans l'explication que l'on peut lui donner, mais dans la façon dont on l'accepte. On peut poser et reposer la question jusqu'à devenir fou, on trouvera toujours des raisons suivant lesquelles la vie devrait être bel et bien juste pour nous, nous pouvons passer des heures à argumenter, à nier l'évidence ou à nous décourager, ,parce que l'injustice a de nouveau frappé.  Les vraies questions d'injustice, où la vie et la mort sont en jeu, ne seront jamais explicables de façon rationnelle.. Quand une personne que vous aimez se meurt, il est impossible de trouver un "pourquoi" satisfaisant. On peut savoir de quoi meurt la personne  mais on ne découvrira jamais pourquoi.   Le fait de s'appesantir sur ce pourquoi peut créer des troubles de comportement. La bonne attitude est toute différente: il faut accepter et faire son deuil.     Le chagrin a une fin, le deuil est un processus naturel. Mais se demander pourquoi n'a pas de fin, c'est stérile, tôt ou tard, il  il nous faut renoncer à savoir, accepter la réalité et recommencer à vivre ...

Essayer de rendre le monde juste est à la fois destructeur et contraire au but recherché. Beaucoup de gens de bonne volonté s'exténuent à remédier à l'injustice du monde. Certains sont ce que nous appelons des codépendants, certains sont des martyrs vivants, bien peu sont de véritables saints. Les codépendants et les martyrs vivants tendent à ruminer leur colère, leur rancoeur, leur envie et leur sentiment d'insécurité. Leur refus d'accepter la réalité les rend amers et malheureux, provoquant en eux des souffrances inutiles qui les empêchent de se développer. Et ça, ce n'est vraiment pas juste!

Paradoxe : le fait d'accepter que la vie soit injuste conduit souvent à des comportements plus objectifs, plus aimants et plus réalistes. Les gens qui acceptent la réalité sont souvent perçus comme plus " justes" que ceux qui s'acharnent à forcer le monde et à devenir juste.

 

 

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Par Sylvie - Publié dans : PSYCHOLOGIE - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 21:28

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un brin de muguet pour vous souhaiter à tous une bonne santé, bonheur, joies!

Par Sylvie - Publié dans : DIVERS - Communauté : Aux amoureux des mots sans maux
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 01:31

Pourquoi y'a t-il quelque chose plutôt que rien ?

Le point commun entre un enfant de sept ans et un philosophe est que tous deux deux s'interrogent sur le pourquoi des choses.  La philosophie commence en effet avec cette question fondamentale " pourquoi y'a t-il quelque chose plutôt que rien ?" L'être ou le néant, telle est la grande distinction. Entre ces deux extrêmes, il y'a moi, le monde, les autres...  Nous aurions pu ne pas être, notre existence n'était pas nécessaire, : moi, par exemple, je pouvais ne pas naitre,  mes parents auraient pu ne pas se rencontrer  etc... Il n'yavait pas de raison absolue à mon existence, pas plus qu'à celle de tout le reste. Je suis, j'existe, mais rien ne le justifie car rien ne le commandait.  Je suis advenu à l'existence par hasard et je suis ce que je suis par accident. Tout est entièrement ouvert, indeterminé... Sartre , justement disait que cette indetermination correspond au " néant" et c est elle qui définit l'être de l'homme: l'être est néant .

L'homme  a en effet ceci de particulier, par rapport a ux choses et aux animaux, qu'il n'a pas à être quoi que ce soit, mais qu'il choisit librement ce qu'il veut être. C'est ce qui fait dire à Sartre que nous sommes condamnés à être libres. Nous ne pourrons jamais trouver le repos d'une identité, d'une existence convenue, mais nous devons avoir le courage d'admettre que nous pouvons à tout moment choisir de ne plus être celui que nous sommes pour devenir celui que nous ne sommes pas encore ...

La " mauvaise foi" selon Sarte consiste à croire que l'on a une identité fixe, un être pour la vie.  C'est là, refuser le néant qui fait notre être, c'est à dire la liberté qui gouverne notre existence. Mais rien n'est plus pesant qu'être libre , ainsi nous nous attribuons  une personnalité que nous souhaitons conserver, nous imaginons que nous sommes, au choix, drôle, amoureux, pessimiste, hotesse de l'air, pêcheur à la mouche ... et que ces caractères nous définissent.. Plutôt que d'affronter cette liberté totale qui consiste  à être tout ce que nous voulons sans  jamais être quelqu'un  en particulier, nous endossons des rôles , nous jouons à etre intellectuel,  femme fatale, grand timide ... Se prendre pour quelqu'un est se mentir à soi même...  C'est refuser, dirait Sartre, d'être le néant que nous sommes ....

 

 

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Par Sylvie - Publié dans : philosophie - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 23:25

QUEL EFFET MON PASSE A SUR MOI ?

La réponse à cette question peut faire l'objet de bien des controverses. Les différentes écoles de psychologie se distinguent de façon spectaculaire par l'importance qu'elles accordent à l'influence du passé sur la personnalité.  La réponse la plus simple est peut être la suivante : l'importance du passé est celle que nous voulons bien lui accorder, ou celle q ue nous avons besoin de lui accorder .. Dans les cas extrêmes, cette réponse ira de soi : une enfance traumatisante crée des obstacles significatifs au développement. Mais en général, il est important de réaliser que nul n'a un passé parfait et que nous avons  tous, d'une façon ou d'une autre, connu une famille, un foyer, une éducation ou des amitiés " à problèmes"...

On fait souvent porter au passé la responsabilité  d'actes ou de comportements inadaptés dans le présent, en revanche, on attribue rarement au passé le mérite de nos succès ou de nos comportements les plus admirables. Nous nous plaisons à revendiquer le mérite de nos bonnes actions, mais nous rejetons la responsabilité de nos erreurs sur le passé ou sur des tiers.

Cependant, le passé a une importance indéniable puisque c'est lui qui nous a amenés ici et maintenant. Tout ce que nous avons fait et vécu, toutes nos expériences relationnelles, aboutissent précisément à faire de nous ce que nous sommes dans le présent. Il n'y a rien, strictement rien, que quiconque puisse faire pour modifier un élément de son passé : dès lors, on s'étonne de la quantité d'énergie que nous gaspillons à nous occuper de notre passé, énergie qui pourrait être utilisée de façon bien plus productive. Si nous passons une partie significative de notre temps à revivre notre passé ( c'est le cas chaque fois que nous éprouvons des remords, que nous élucubrons des " mais si ...., ou des ...Si seulement ....) , nous passons à côté d'un instant de notre vie. Nous ne vivons pas l'instant présent, nous ne faisons pas de notre mieux ici et maintenant. Nous nous faisons un ennemi de notre passé en le laissant nous voler notre temps, notre vie.

Votre passé, ce sont tous les moments que vous avez vécu jusqu'ici, le passé est dépassé, i ntouchable, immuable. La meilleure façon de sortir de son passé est de se débarrasser de son influence, c'est encore un paradoxe : conjurez votre passé en lui rendant  hommage. Cessez de haïr, de regretter, de lutter, arrêtez de vous désoler et de nier la réalité. Acceptez la avec tout ce qu'elle vous a apporté et tout ce qu'elle vous a refusé. De toute façon, il n'y a pas de retour en arrière possible. Dans le passé de tout individu, il y'a pas mal de " fange" mais également des éléments positifs. Après tout, le passé a eu au moins le mérite de vous conduire jusqu'à l'instant présent, vous avez survécu ... Récompensez vous d'avoir survécu et honorez votre passé pour tout ce qu'il vous a enseigné. Si vous ne parvenez pas à aimer ce q ue votre passé vous a enseigné, honorez le quand même pour vous avoir appris ce qui ne fonctionne pas.. Tout ce que vous avez appris a de la valeur, ne serait-ce que pour identifier vos priorités en minimisant vos alternatives

Décidez une bonne fois d'utiliser votre passé à votre profit, de façon optimale. Retenez ce dont vous avez besoins et chérissez en la mémoire. Soyez objectif. Faites le tri de vos bagagez et ne gardez que ce qui peut servir. Détachez vous du reste : de vos  souvenirs, de vos actes, de votre vie...  N'ayez plus peur de votre passé, faites vous  aider si cette tâche semble vous dépasser. Il est absolument inutile que vous passiez votre présent et votre avenir à  vous occuper de votre passé.

Par Sylvie - Publié dans : PSYCHOLOGIE - Communauté : Diaspora Zorange
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 01:04

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L'oiseau et la mer


L’oiseau que je réchauffe au cœur de cet hiver
Est un oiseau des îles qui regrette la mer
Son duvet m’est douceur et son chant m’est tendresse
Mais il tremble - et j’ai peur que bientôt il ne cesse.

Car je le tiens en cage et je vois son plumage
Se ternir et ses yeux, qui reflètent la mer,
Cherchent mon regard pour y lire mon âge ;
Et son decrescendo me fait froid dans le dos.

Je le serre pourtant sur mon cœur en déroute
Mais je sais qu’un adieu va crucifier nos routes …
Oui je sais qu’un oiseau, quand il est réchauffé,

Quand le vent qui le porte se remet à souffler,
Quitte la cage ouverte et retourne voler
A plein cœur vers le Sud, vers la mer et l’amour

JEAN MARIN SERRE

 

Par Sylvie - Publié dans : POESIE
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 19:14

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A UNE PASSANTE

 

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais

 

CHARLES BAUDELAIRE

 

Par Sylvie - Publié dans : POESIE - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 13:05

La joie de contempler et de comprendre, voilà le langage que

me porte la nature ..........ALBERT EINSTEIN

 

 

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 Bon dimanche à tous

Par Sylvie - Publié dans : HISTOIRE - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 13:37
Cela va faire bientôt deux mois que je n'ai pas publié d'articles .... Désolée pour mon absence prolongée, elle est dûe  à mon déménagement, et pas d'internet par la suite..Tout est à peu près rentré dans l'ordre, et me voilà de nouveau active ..
 
LE BONHEUR .
 Qu'est ce que le bonheur et comment l'atteindre ?  Ces deux questions fondamentales, l'être humain n'a cessé de se les poser depuis les origines. Et pourtant les réponses ne manquent pas. De nombreux philosophes , hommes d'esprit ou écrivains ont tenté  d'apporter leur contribution à ce questionnement.Au travers des mots d'auteurs,de dictons et proverbes, reflets de la sagesse du monde entier, le bonheur prend forme.Et chacun pourra trouver là un éclairage afin de se frayer un chemin vers cette quête éternelle .
 
La vie en elle-même est une toile vide, elle devient ce que vous peignez dessus. Vous pouvez peindre la misère,vous pouvez peindre la joie. Cette libert est votre splendeur. GENJO OSHO
Au lieu de nous étonner et de nous plaindre du malheur et de la brièveté de la vie, nous devons nous étonner et nous féliciter de notre bonheur et de sa durée.VOLTAIRE
Veux tu vivre  heureux ?  Voyage avec deux sacs, l'un pour donner, l'autre pour recevoir. GOETHE
Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur : elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries... MARCEL PROUST
La joi de contempler et de comprendre, voilà le langage que me porte la nature. EINSTEIN
 
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Par Sylvie - Publié dans : PSYCHOLOGIE - Communauté : Tronches de vie
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 12:51

Ces deux questions semblent  contradictoires, mais comme beaucoup d'extrêmes, elles découlent de la même cause. Trop pleurer ou être incapable de pleurer dénote un manque de confiance en soi : nous essayons de maîtriser nos sentiments. On nous a éduqués à ne faire confiance  ni à nos sentiments, ni à nous mêmes, on nous a inculqué qu'il nous fallait maîtriser  ces sentiments. Nous avons grandi convaincu qu'il ne fallait pas s'abandonner à ces sentiments, que c'est un signe de faiblesse. Nous pleurons trop quand nous nous croyons incapables de nous occuper de nous mêmes. Nous ne pleurons jamais quand nous avons peur des larmes. Dans les deux cas, nous avons peur de ne pas pouvoir nous maîtriser.

Si nous pleurons tout le temps, c'est probablement que nous avons fini par perdre de vue la cause initiale de notre tristesse.  Nous avons jeté l'éponge, abandonné la partie , nous nous sentons perdus et désespérés. Nous sommes terrifiés à l'idée de rester prisonniers de la tristesse de la vie.

Si nous ne pleurons pas, c'est également que nous avons peur: peur de perdre la maîtrise de nous mêmes et de nous montrer impuissants. Le prix de cette répression c'est la perte de contac avec nos sentiments et si nous ne sentons plus rien, nous ne sommes plus véritablement vivants. Ni les larmes incessantes ni l'absence totale des larmes ne correspondent à la réalité. Le fait de pleurer quand on est triste ou ému, ou très heureux est un comportement tout naturel comme se moucher lorsqu'on a un rhume. Grace à un processus naturel les rhumes guérissent tout seuls, les larmes aussi si nous laissons la nature agir à son rythme.

Le stoïque et le pleurnichard sont tombés chacun dans une ornière de la même route qui mène à la catastrophe : ils ne croient ni l'un ni l'autre à l'action bienfaisante de la nature. Tous les deux usent et abusent en permanence de la même réaction, de la même défense, de la même façon de vivre toutes les situations: ils s'exténuent  à fuir la réalité de la vie. Les deux réactions sont peut être efficaces à court terme, les gens se précipitent pour consoler le pleurnichard, et ils félicitent le stoïque pour sa maîtrise de soi. Mais ces deux types de c omportement se révèlent lassants à la longue, on dira au pleurnichard de se remettre, et l'on fuira le stoïque avec lequel nul ne peut établir de relation profonde.

Que faire ? Cessez de haïr les larme : aussi bien leur excès que leur absence. Il faut s'accorder sans réserve la permission de pleurer ou de ne pas le faire.  Essayer de ne pas se faire de reproches.  En s'accordant la permission de faire quelque chose que l'on faisait déjà de toute façon on entre dans un processus d'acceptation.  Et il se produit un phénomène interessant : il arrive d'adopter un comportement opposé. Si l'on se donne la permission de pleurer que l'on est en larmes, nous commençons à ne plus être maitre de nous.. On s'autorise à pleurer ,on n'a donc plus de remords à propos de ce comportement..C'est la même chose pour ne pas pleurer ....

Pleurer est un comportement. Les larmes sont une réaction naturelle à vos sentiments, elles font partie d'un processus naturel, elles finiront par se calmer. Si l'on pleure trop ou jamais, cela veut dire que l'on est immiscé dans ce processus naturel. Il faut se faire confiance... Il faut accepter le sentiment qui provoque ces larmes...  Il faut s'accorder la permission de sentir ce sentiment et de réagir par des pleurs... Les larmes ne sont pas synonymes de faiblesse, elles confirment seulement le fait que l'on est un être humain..

 

Par Sylvie - Publié dans : PSYCHOLOGIE - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 01:10

Des plus petits détails de notre vie quotidienne aux phénomènes cosmiques les plus spectaculaires, mille et une choses à aprendre en s'amusant... D'où viennent les noms des notes de musique ? Pourquoi les Anglais roulent-ils à gauche ?  Nourritures, grandes inventions, écologies, astronomie, tout est là !

Pourquoi le mot "Narcisse" désigne t-il à la fois un héros de la mythologie grecque, une personne qui s'aime beaucoup, et une fleur ?

La mythologie grecque raconte que la nymphe Liriopé eut un jour un enfant avec le fleuve Céphise. Elle l'appela Narcisse et consulta le devin Tiresias pour savoir si son fils vivrait longtemps." oui, s'il ne voit pas sa propre image" répondit le devin. Narcisse grandit et devint un magnifique jeune homme, si beau que tout le monde,femmes et hommes, tombait amoureux de lui. Mais lui, trop orgueilleux, les repoussait. Il rejeta ainsi la nymphe Echo, ce qui lui attira les foudres des dieux. " Puisse t-il aimer lui aussi et ne jamais posséder l'objet de son amour"!  

Un jour, assoiffé,le jeune homme se pencha sur une source pour s'y désaltérer. Il vit alors son reflet dans l'eau pure et tomba amoureux de cette image, ne pouvant s'en détacher, il en oublia de manger et mourut.   A cet endroit, poussa une fleur aux pétales blancs et au coeur couleur safran. Aujourd'hui on'appelle " narcisse" à la fois cette fleur  , et quelqu'un qui aime trop son image...

Quelle différence y'a t-il entre l'Angleterre, la Grande Bretagne et le Royaume Uni ?

Dans la vie de tous les jours,on ne fait pas vraiment la différence entre les trois . Il y'n a pourtant une, une différence de taille! Au départ, quatre pays se partageaient les iles Britanniques: l'Angleterre, l'Ecosse, le Pays de Galles, et l'Irlande. Au fil des siècles, ces nations ont été rassemblées pour former des ensembles plus grands. Ainsi, au XVIe siècle, le pays de Galles a t-il été incorporé à l'Angleterre.. Puis auXVIIe siècle, lorsque le roi d'Ecosse est devenu roi d'Angleterre, il a associé ces deux pays. La Grande Bretagne  est l'ensemble formé par ces trois nations: Angleterre, Ecosse et Pays de Galles. Mais en 1800 un ensemble encore plus grand fut crée de force avec l'Irlande voisine : on le baptisa Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande. L'ultime étape de cette histoire date de 1921 lorsque la partie sud de l'Irlande est redevenue  indépendante. Aujourd'hui deux pays cohabitent donc sur les îles Britanniques:  l'Irlande du Sud ou Eire,  et le Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord

Qui est l'inventeur du vaccin ?

Eh non! ce n'est pas Pasteur, mais un médecin anglais du nom d'Edward Jenner. Il a fait sa découverte en 1796 grâce à des ...vaches  . A l'époque, des pustules se formaient parfois sur le pis des vaches. Elles étaient dues à une maladie appelée " variole de la vache" ou encore "vaccine". Les valets de ferme qui trayaient une vache malade pouvaient eux mêmes tomber malades. C'était assez courant et pas dangereux du tout. Mais le plus étonnant c'est que ces personnes devenaient ensuite insensibles à une maladie autrement plus dangereuse et même mortelle : la variole humaine. La vaccine protégerait -elle contre la variole ? En mai 1796, Edward Jenner  voulut en avoir le coeur net. Dans un premier temps,  il inocula volontairement la vaccine à une enfant de huit ans. Dans un second temps, trois mois plus tard, il lui inocula la variole. A son grand soulagement, l'enfant ne développa pas la maladie, il était bel et bien protégé. A partir de ce moment là, la vaccination contre la variole se généralisa et l'épidémie diminua.

Quel vaccin Louis Pasteur a t-il inventé ?   Quatre vingt ans après Edward Jenner, Louis Pasteur compris les fondements théoriques de la vaccination et en améliora la pratique. Il découvrit le vaccin contre la rage en 1885.

 

Par Sylvie - Publié dans : DIVERS - Communauté : Aux amoureux des mots sans maux
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 23:14

Le temps guérit tout,, l'erreur est humaine, personne n'est iremplaçable....Elles sont nombreuses ces phrases toutes faites et passe-partout qu'on prononce sans y penser... Un auteur a démontré avec humour que ces formules de sagesse populaire recèlent souvent de véritables leçons de philosophie....

Vous croyez farouchement que " quand on veut  on peut ?' .. Vous êtes stoïcien! le proverbe " l'argent ne fait pas le bonheur" vous fait bondir ? vous partagez l'opinion d'Aristote pour qui " le bonheur ne saurait se passer de biens extérieurs...." Serions nous donc philosophes sans le savoir ?

ETRE SOI-MEME

S'il y'a deslieux et des moments où l'on est soi-même, c'est qu'il existe aussi d'autres lieux et d'autres moments où on ne l'est pas. Il y'aurait donc une façon vraie d'être soi, et une autre , moins authentique. Ce ne serait que pour les grandes occasions- les vacnces, l'amour,le sport, l'art, etc.... que nous laisserions libre cours à l'être que nous sommes véritablement, dans la vie de tous les jours, nous nous contenterions d'endosser des rôles, de jouer différents personnages; Si tout le monde ne mène pas une double vie, tout le monde, en revanche  joue un double jeu...ou plutôt un double Je.... Etre soi-même, ce serait non plus être en représentation mais en liberté délivré de la crainte du jugement et du regard des autres, se retrouver après s'être longtemps perdu.  On s'affranchit alors de toutes les conventions - sociales, familiales, professionnelles et morales, qui nous briment et nous griment.

Nous parlons de l'innocence de l'enfant. N'est ce pas qu'il est lui même, qu'il ne joue aucun rôle? Mais très vite, on " change"et on se " corrompt", être adulte revenant à vouloir " être un autre"...Le problème n'est pas que l'on ne puisse pas être soi même, mais qu'on ne le veuille pas...On cherche en permanence à endosser la personnalité et le rang de quelqu'un d'autre, en le singeant souvent ...

Cet être imaginaire nous occupe et nous préoccupe plus que notre être véritable, disait Pascal.. Nous ne nous contententons pas de la vie que nous avons en nous et en notre propre être,nous voulons vivre dans l'idée des autres d'une vie imaginaire, et nous nous efforçons pour cela de paraître., nous travaillons incessament à embellir et conserver notre être imaginaire,et négligeons le véritable..

Si l'on joue à l'intello, au réac, ou à la femme libérée, ce n'est pas parce que nous laissons le paraître étouffer pour être authentique, c'est parce que cet être, nous ne voulons pas l'être. La pire des tortures serait de nous obliger à fixer cet être vide et creux que nous sommes ,au fond. Le diagnostic de Pascal est brutal et radical, mais il insiste, et il est difficile de ne pas admettre que l'exemple comporte une part de vérité : si nous aspirons vraiment à être nous memes, , comment alors expliquer,que le pire supplice que l'on puisse infliger à un homme est de lui demander de rester un instant seul dans sa chambre- face à lui-même!

Par Sylvie - Publié dans : philosophie - Communauté : Tronches de vie
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 01:44


Le soir, quand pour dormir, elle a défait ses tresses
Et me laisse à genoux baiser ses cheveux longs,
J'aime, en les renattant, à couvrir de caresses
Les premiers fils d'argent éclos dans ces fils blonds.

J'y lis tout un passé de soucis et de crainte
J'y vois mes maux d'enfant qui l'ont tant fait souffrir
Et chaque nuit veillée a laissé son empreinte
Sur ce front adoré que le temps va flétrir.

Des efforts qu'elle a faits pour me rendre meilleure,
Plus vaillante, plus sage et plus digne d'amour
Pour soulager qui souffre et consoler qui pleure,
Chacun de ces fils blancs me représente un jour.

Aussi tous les joyaux et tout l'éclat d'un trône
La rendraient bien moins belle à mes yeux attendris,
Bien moins chère à mon coeur que la double couronne
De sa bonté pensive et de ses cheveux gris.

C'est pourquoi, quand, le soir, elle a défait ses tresses
Qui baignent son front pur de leur reflet changeant
J'aime à compter tout bas, par autant de caresses,
Entre ces fils dorés les premiers fils d'argent.

 MARIE DE VALANDRE

 




 


Par Sylvie - Publié dans : POESIE - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 22:13
Beaux textes -

LE CONTE DE L'ARC EN CIEL DES EMOTIONS.


Il était une fois une jeune fille qui n'osait jamais dire ses émotions.
A personne, et surtout, surtout pas à ceux qu'elle aimait !
Bien sûr, il n'est pas toujours facile de dire ses émotions car des fois cela déborde. Il y a alors des pleurs, des sanglots ou des rires, des fous rires, des sueurs, du chaud et du froid, bref,plein de choses qui se
bousculent dans le corps.

Il y a aussi les réactions de l'entourage.. qu'elle imaginait:
-Qu'est ce qu'ils vont penser de moi, qu'est ce qu'ils vont dire ?
Et puis un jour, pour oser parler de ses émotions, il faut déjà les connaître. Vous les connaissez, vous, vos émotions ?
Essayez déjà de m'en dire trois pour voir...
Bon, la question n'est pas là, puisque je raconte l'histoire de la jeune fille qui ne savait pas dire ses émotions.

Un jour qu'elle rêvait éveillée dans son lit, en regardant le ciel, à imaginer les bonheurs qu'elle pourrait avoir dans sa vie, elle vit au-dessus d'elle un magnifique arc-en-ciel. Mais ce qu'il y avait d'étonnant dans cet arc-en-ciel, c'est qu'il possédait une huitième couleur, la couleur noire. C'est très rare un arc-en-ciel avec huit couleurs.
Et soudain, elle comprit. Elle comprit tout, elle sut comme cela le nom des émotions qu'elle avait en elle. Grâce aux couleurs de l'arc en ciel. Elle devina que chaque couleur représentait une ou plusieurs émotions. Chaque couleur devenait un mouvement de son coeur, une direction de ses énergies, un élan des sentiments, une vibration du ventre, ou du dos, un scintillement des yeux....

Le rouge par exemple, le rouge était la couleur de la passion, du baiser.

L'orange celle de l'abandon, de l'offrande, du don de soi.

Le jaune celle de la lumière, du jaillissement, du plaisir. Oui, se laisser emporter, confiante, faible comme un sourire de printemps.

Et le vert ? Le vert c'était la couleur du ventre, du mouvement de la vie en elle. De tout ce qu'elle sentait vrai, véritable en elle !

Le bleu, couleur de la tendresse, des caresses sans fin, de la douceur et aussi de l'espoir.

Le violet, lui, était une couleur plus inquiétante, fermée, sourde. Il y a de la violance dans le violet, de la menace. C'est important de savoir aussi reconnaître cela en soi. Violence que l'on porte, violence que l'on provoque parfois.. violence qui arrive par des chemins imprévisibles.

Le noir. Ah ! Cette couleur noire, là, présente dans l'arc-en-ciel.Couleur de la peur, du diable, du diablotin qu'il y avait parfois en elle.

Et puis la couleur blanche, couleur du désir. Du désir infini, multiple, qui renaissait en elle, parfois timide,
d'autres fois plus direct, plus osant !

Cette couleur-là est précieuse, indispensable, sans elle les autres couleurs n'existeraient pas. Le blanc est une couleur lumière, qui capte toutes les autres et leur donne plus d'existence.

A partir de ce jour-là, la jeune fille, ah! j'oublié de vous dire son nom : Yanou, sut parler de ses émotions, car il lui suffisait d'en rechercher la couleur. Elle regardait le ciel, imginait un arc-en-ciel et cherchait la couleur de l'émotion qui l'habitait.

Bien des années plus tard, elle fut très étonnée d'entendre sa fille lui dire : -Tu sais, Maman, je suis un arc-en-ciel d'émotions, je les ai toutes quand je danse. J'adore danser. La danse, c'est le chant des émotions...
Des fois j'éclate quand toutes mes couleurs, je veux dire mes émotions, se mettent à vivre ensemble.. oh ! là là . Je vais éclater un jour. !

Je ne sais pas si la fille de Yanou éclatera comme elle le craint, ce que je sais, c'est que sa mère avait fait une grande découverte en associant ses émotions aux couleurs de l'arc-en-ciel.

Jacques Salomé

Par Sylvie - Publié dans : DIVERS - Communauté : Aux amoureux des mots sans maux
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